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Une fois
traitée, l’eau est conduite (adduction) puis pompée vers des réservoirs
d’accumulation, aériens (châteaux d’eau)
ou de souterrains, capables de contenir la consommation journalière
de la population desservie. La ville de Rennes dispose de 6 réservoirs
(2 aux Gallets, 2 à Villejean et 1 à Clémenceau), portant la capacité
totale de stockage de la ville à 77500 m3. Par exemple, le château
d’eau de Villejean, situé à côté de la caserne des pompiers, a une
capacité de 5000 m3 et sert de réserve pour lutter contre les incendies.
De là l’eau est distribuée par gravité et sous pression dans le
réseau primaire et secondaire enterré sous le trottoir ou la chaussée
jusqu’aux foyers.
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Quel est l'organisme responsable
de la gestion de l’eau à Rennes ?
A Rennes, la responsabilité de la gestion de l’eau est
assurée par plusieurs organismes ou administrations.
La Compagnie
Générale des Eaux est la société gestionnaire du réseau et responsable
de la distribution.

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La Direction
Départementale de l'Action Sanitaire et Sociale (DDASS), administration
dépendant du ministère de la santé fixe les règles sanitaires et
effectue un contrôle systématique de l’eau distribuée. Enfin, le
maire et la ville de Rennes endossent la responsabilité juridique
de l’eau distribuée dans la commune.

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2 - De l'eau en quantité mais ... et en qualité ?
Des risques de contamination des eaux destinées
à la consommation en Bretagne
Les risques de contamination des eaux destinées
à la consommation en Bretagne sont énormes. En Bretagne, l’eau est menacée.
Pesticides, nitrates, calcaires, etc… envahissent totalement notre eau,
en particulier celle qui arrive à notre robinet. La pollution régulière,
la surconsommation d’engrais azotés et phosphatés entraîne une augmentation
du taux de nitrates et de phosphore dans les eaux. La pollution des eaux
est aggravée en période de sécheresse. En effet, les pluies entraînent
la dissolution des polluants. Nous nous trouvons actuellement dans une
situation critique : les rivières, les réserves d’eau sont polluées à
un taux nocif pour la santé des hommes et des animaux. Les villes et les
usines ont pris l’habitude de déverser leurs déchets industriels, parfois
même leurs produits toxiques dans les cours d’eau. Au total, 20 milliards
de tonnes de déchets finissent chaque année dans la mer.
La teneur en nitrates
des eaux distribuées en Bretagne en 1998 (carte cliquable)

Quelles sont les mesures préventives prises à Rennes
?
En Ille et Vilaine, les cours d'eau et les nappes phréatiques
sont victimes d'une forte pollution. Cette situation exige que tout soit
mis en œuvre pour préserver l'eau destinée à la consommation. Les moyens
de contrôle et de traitement, même performants, ne sauraient suffire seuls
à garantir la qualité de l'eau. Pour produire une eau potable en quantité
suffisante, il importe désormais de protéger les sources d'approvisionnement
contre tout risque de pollution. C'est l'objet des dispositions de "la
loi sur l'eau" du 3 janvier 1992. Elles obligent les collectivités
locales, responsable de la distribution de l'eau potable, à mettre en
place avant janvier 1997 des actions de sauvegarde sur l'ensemble
des captages :
- En mettant en place des périmètres qui délimitent des zones à l'intérieur
desquelles les installations et activités polluantes doivent être interdites
ou réglementées. La vulnérabilité de la ressource conditionne le tracé
des périmètres et les contraintes d'usage associées.
- Le réseau de distribution doit être entretenu (remplacement des vieilles
canalisations, nettoyage des réservoirs…)
Produire de l'eau mais à quel prix ?
Dans notre vie quotidienne, l'eau est un élément primordial.
Nous consommons l'eau pour nous même, mais également pour les tâches ménagères
(vaisselle, linge, voiture, jardin ...). En Bretagne l'eau coûte très
chère. Mais il y a des raisons, car dans notre région, nous sommes obligés
d'aller chercher cette eau très profondément ou très loin dans des rivières
ou des retenues. Par conséquent les constructions (barrages, adductions,
stations de pompage...) sont coûteuses. De plus, le fait de vouloir produire
une eau de qualité demande que des tests soient faits régulièrement sur
l'eau que nous consommons chaque jour. Il ne faut pas faire d'erreur et
être rigoureux.

Prix du m3 d’eau potable en Bretagne sur la base d’une consommation
de 120m3
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Prix de l’eau en 1997 dans
les différentes communes du district de Rennes
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Dans la région de Rennes,
on peut observer des différences de prix venant des critères soulevés
précédemment. Les différences de prix dans la région de Rennes varient
aussi selon un autre critère. En effet le service de l'eau est soit assuré
par la ville elle-même ou par des sociétés privées qui ont un contrat
d'affermage. Bien que l'écart baisse, on voit une différence de prix
entre ces deux solutions. Selon la Direction générale de la concurrence
et de la consommation, le prix moyen d'une facture d'eau pour une
consommation de 120 m3, s'élève à 2015 F TTC (chiffres datant de 1997),
soit environ 16,80 F le m3.
Sources d'information :
Des documents sur un site pédagogique académique
en SVT :
www.ac-rennes.fr/pedagogie/svt/applic/bocage/rennes/rennes02.htm
Le site de la Compagnie Générale des Eaux : www.generale-des-eaux.com
Le journal Ouest-France
Les documents fournis par la D.D.A.S.S
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