Assurer un approvisionnement en eau de qualité à la ville de Rennes : un défi dans un environnement régional délicat ..

Sommaire

1 - L’eau utilisée à Rennes : d'où vient-elle ?

2 - De l'eau en quantité mais ..et en qualité ?

Introduction :

L'eau est vitale pour les animaux, les plantes et l'homme. Elle est maintenant si précieuse qu'elle est menacée par la pollution. Ainsi une page capitale de l'histoire de la ville de Rennes s'écrit actuellement, celle de la bataille pour l'eau propre. Il s'agit là encore et toujours, d'un combat capital que la mairie de Rennes doit mener dans la durée et gagner. De nombreuses mesures y sont employées, dont la mise en service de l'usine d'épuration des eaux en est une des clefs. Cependant quel en sera le prix pour les rennais ?

1 - L'eau utilisée à Rennes : mais d'où vient-elle ?

Quelles sont les sources, les rivières concernées ? Y a-t-il des lieux de stockage de l'eau ? Comment l'eau y est-elle acheminée (les adductions) ? La carte cliquable ci-dessous y répond :

Voici les étapes successives de l'adduction de l'eau à Rennes :

Rennes 1 : Depuis 1880 environ, l'eau est captée dans les nappes souterraines superficielles qui alimentent les sources de la Minette et de la Loyance dans la région de Fougères. Elle est ensuite transportée par aqueduc jusqu'à rennes. Ces captages assurent un débit journalier de 5000 m3 ( en été ) à 20000 m3 d'eau ( en hiver ).
Rennes 2 : Depuis 1935, la prise d'eau dans le Couesnon, pompée puis traitée à l'usine de Mézière-sur-Couesnon, fournit une production journalière de 10000 m3 d'eau. L'été, cette eau vient compléter les 5000 m3 produits par les captaves de Rennes 1 et de Rennes 2 transite par le site des Gallets où elle subit, depuis 1977, une "stérilisation" complémentaire par ozone.
Rennes 3 : Depuis 1963, la retenue de Rophémel sur la Rance assure la production de 30000 m3 d'eau par jour qui sont traités sur place, puis transportée par pompage à Rennes.
Rennes 4 : Depuis 1975, la retenue de la Chèze et du Canut à laquelle peut s' ajouter la prise d'eau dans le Meu fournissent 75000 m3 d'eau par jour, traités ensuite à l'usine de Villejean. Le centre ville est alimenté majoritairement par les adductions de Rennes 1 (captages dans la région de Fougères) et de Rennes 2 (Couesnon), plus chargés en nitrates. Un mélange avec les eaux de Rennes 3 et Rennes 4 permet de respecter la norme de potabilité. Les quartiers périphériques sont alimentés par les retenues de Rophémel (Rennes 3) et de Chèze (Rennes 4) dont les eaux sont moins nitratées.

Comment garantir les ressources en eau ? Deux études sont en cours afin de constituer une réserve en eau de 10 millions de m3. Elles devraient conduire à la réalisation d'un barrage soit à Gaël sur le Meu, soit à Lassy sur le Canut. Un troisième projet, mené en parallèle, vise à une recherche systématique d'eau sur tout le territoire du Syndicat.


L'eau à Rennes en quelques chiffres :

Longueur des canalisations
590,2 km  
Longueur des branchements 249,2 km  
Nombre de compteurs 64300  
Volumes consommés par les abonnés, dont : 11.879.600m3  
- usagers municipaux   671.500m3
- usagers domestiques   8.278.500m3
- usagers collectifs   1.276.000m3
- usagers domestiques   1.653.600m3
- volumes fournis aux collectivités voisines   5.621.300m3
Consommation domestique unitaire 131 m3/an/abonné  
Contrôles sanitaires effectués en 1996 (examens bactériologiques) 1659 prélèvements  

 

 

Une fois traitée, l’eau est conduite (adduction) puis pompée vers des réservoirs d’accumulation, aériens (châteaux d’eau) ou de souterrains, capables de contenir la consommation journalière de la population desservie. La ville de Rennes dispose de 6 réservoirs (2 aux Gallets, 2 à Villejean et 1 à Clémenceau), portant la capacité totale de stockage de la ville à 77500 m3. Par exemple, le château d’eau de Villejean, situé à côté de la caserne des pompiers, a une capacité de 5000 m3 et sert de réserve pour lutter contre les incendies. De là l’eau est distribuée par gravité et sous pression dans le réseau primaire et secondaire enterré sous le trottoir ou la chaussée jusqu’aux foyers.

Quel est l'organisme responsable de la gestion de l’eau à Rennes ?

A Rennes, la responsabilité de la gestion de l’eau est assurée par plusieurs organismes ou administrations.

La Compagnie Générale des Eaux est la société gestionnaire du réseau et responsable de la distribution.

La Direction Départementale de l'Action Sanitaire et Sociale (DDASS), administration dépendant du ministère de la santé fixe les règles sanitaires et effectue un contrôle systématique de l’eau distribuée. Enfin, le maire et la ville de Rennes endossent la responsabilité juridique de l’eau distribuée dans la commune.



2 - De l'eau en quantité mais ... et en qualité ?

Des risques de contamination des eaux destinées à la consommation en Bretagne

  Les risques de contamination des eaux destinées à la consommation en Bretagne sont énormes. En Bretagne, l’eau est menacée. Pesticides, nitrates, calcaires, etc… envahissent totalement notre eau, en particulier celle qui arrive à notre robinet. La pollution régulière, la surconsommation d’engrais azotés et phosphatés entraîne une augmentation du taux de nitrates et de phosphore dans les eaux. La pollution des eaux est aggravée en période de sécheresse. En effet, les pluies entraînent la dissolution des polluants. Nous nous trouvons actuellement dans une situation critique : les rivières, les réserves d’eau sont polluées à un taux nocif pour la santé des hommes et des animaux. Les villes et les usines ont pris l’habitude de déverser leurs déchets industriels, parfois même leurs produits toxiques dans les cours d’eau. Au total, 20 milliards de tonnes de déchets finissent chaque année dans la mer.

La teneur en nitrates des eaux distribuées en Bretagne en 1998 (carte cliquable)


Quelles sont les mesures préventives prises à Rennes ?

En Ille et Vilaine, les cours d'eau et les nappes phréatiques sont victimes d'une forte pollution. Cette situation exige que tout soit mis en œuvre pour préserver l'eau destinée à la consommation. Les moyens de contrôle et de traitement, même performants, ne sauraient suffire seuls à garantir la qualité de l'eau. Pour produire une eau potable en quantité suffisante, il importe désormais de protéger les sources d'approvisionnement contre tout risque de pollution. C'est l'objet des dispositions de "la loi sur l'eau" du 3 janvier 1992. Elles obligent les collectivités locales, responsable de la distribution de l'eau potable, à mettre en place avant janvier 1997 des actions de sauvegarde sur l'ensemble des captages :
- En mettant en place des périmètres qui délimitent des zones à l'intérieur desquelles les installations et activités polluantes doivent être interdites ou réglementées. La vulnérabilité de la ressource conditionne le tracé des périmètres et les contraintes d'usage associées.
- Le réseau de distribution doit être entretenu (remplacement des vieilles canalisations, nettoyage des réservoirs…)


Produire de l'eau mais à quel prix ?

Dans notre vie quotidienne, l'eau est un élément primordial. Nous consommons l'eau pour nous même, mais également pour les tâches ménagères (vaisselle, linge, voiture, jardin ...). En Bretagne l'eau coûte très chère. Mais il y a des raisons, car dans notre région, nous sommes obligés d'aller chercher cette eau très profondément ou très loin dans des rivières ou des retenues. Par conséquent les constructions (barrages, adductions, stations de pompage...) sont coûteuses. De plus, le fait de vouloir produire une eau de qualité demande que des tests soient faits régulièrement sur l'eau que nous consommons chaque jour. Il ne faut pas faire d'erreur et être rigoureux.



Prix du m3 d’eau potable en Bretagne sur la base d’une consommation de 120m3


Prix de l’eau en 1997 dans les différentes communes du district de Rennes

Dans la région de Rennes, on peut observer des différences de prix venant des critères soulevés précédemment. Les différences de prix dans la région de Rennes varient aussi selon un autre critère. En effet le service de l'eau est soit assuré par la ville elle-même ou par des sociétés privées qui ont un contrat d'affermage. Bien que l'écart baisse, on voit une différence de prix entre ces deux solutions. Selon la Direction générale de la concurrence et de la consommation, le prix moyen d'une facture d'eau pour une consommation de 120 m3, s'élève à 2015 F TTC (chiffres datant de 1997), soit environ 16,80 F le m3.

Sources d'information :

Des documents sur un site pédagogique académique en SVT :
www.ac-rennes.fr/pedagogie/svt/applic/bocage/rennes/rennes02.htm

Le site de la Compagnie Générale des Eaux : www.generale-des-eaux.com

Le journal Ouest-France

Les documents fournis par la D.D.A.S.S



 
Les TPE en classe de Première ES2 au lycée Ile de France de Rennes
2000 - 2001 - Guillaume G
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Dernière mise à jour le : 28-05-2001