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Des
populations réfugiées dans la ville : quel accueil, quelle
insertion ? L'exemple des Hmongs
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Sommaire
Introduction Les Hmongs, originaires de Chine du Nord, forment un groupe ethnique* du Laos dont un certain nombre se sont réfugié en France, après la prise de pouvoir par le Pathet Lao en 1975 à Ventiane. De 1975 à 1982, près de 400 000 Laotiens fuient le Laos ; ils représentent alors 10% de la population totale. Ils sont entre 85 000 et 120 000 à émigrer vers des pays occidentaux, dont 8000 vers la France. A travers leur position de refugiés, les Hmongs vont-ils réussir à s'intégrer dans leur pays d'accueil, à Rennes entre autre, et comment ? |
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Ils ont une culture très différente de la culture française. En effet, les Hmongs n'ont pas de tradition écrite. Leur langue se rapproche du Chinois. Ils sont à l'origine de religion animiste*, mais beaucoup se sont convertis au christianisme. Il existe différentes ethnies Hmongs : les Hmongs "blanc", les Hmongs "Sing". Entre 1920 et 1945, les Hmong ont connu une période de prospérité. Ils prenaient goût à la culture du pavot et au commerce. Les Hmongs, les Lao, les Chinois et une partie de la population indochinoise s'échangeaient leurs produits artisanaux et leur opium contre du sel, des tissus, des chaussures et de la poudre. Ils participaient à la vie économique de chaque région mais n'avaient pas accès aux écoles publiques et à l'administration car ils n'appartenaient à aucun Etat et aussi car leur mode de vie les éloignait des agglomérations. Pendant un demi-siècle, les Hmongs, obéissaient tantôt à l'administration locale lao, tantôt à l'administration coloniale française. Les forces françaises apportaient dans le pays l'idée de justice et une égalité entre les populations indigènes. L'année 1945 fut un tournant décisif pour l'avenir des Hmongs qui devaient choisir entre la Monarchie Lao soutenue par la France Libre et le Mouvement indépendantiste Lao-Issara soutenu par le Viet-Minh et par l'impérialisme japonais*. Les Hmongs, ont choisi la Monarchie Lao et la France Libre. A partir de cet instant ils sont devenus les ennemis des communistes lao. Après les Accords de Genève de 1954, la France quitta définitivement le Laos : l'émigration commença Le Laos en Indochine : carte du site de l'ONU (juillet 1999) |
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- Les routes et les formes de l'exil
Les Hmongs ont été répartis provisoirement dans toute la France au sein de centres d’accueil après leur migration. Le gouvernement pensait que cette population (ayant des origines semi-nomades et vivant de l’agriculture) serait mieux insérée dans le milieu rural. Les hmongs se sont donc installés dans le Limousin, les Cévennes, la Corrèze, des zones rurales défavorisées qui souffraient d’un manque de main d’œuvre important. Cependant, ce fût un échec car les Hmong ne supportaient pas l’isolement dans les campagnes. Ils voulaient vivre regroupés en communautés comme dans leur pays d’origine. La première solution fût de les diriger vers les petites structures telles que les PME ou les PMI. Mais c’était encore un échec car les emplois proposés ne leur convenaient pas : ils ne supportaient pas la structure paternaliste des petites entreprises. En effet les relations de proximité du paternalisme les choquaient car ils ne savaient pas comment s’adresser au patron sans que les deux protagonistes de la discussion ne perdent la face. Ils ont donc préféré se diriger vers les grandes entreprises tel que Michelin car cela leur permettait d’exercer une attitude de réserve ou de repli. Parallèlement, les Hmongs pratiquaient l’aide réciproque dans l’univers du travail. Ils pensaient que le travail était un échange de don et de contre don qui permettait d’éviter les conflits. Or, les usines mettaient en scène une autre rationalité : c’était le domaine de la division du travail qui était basée sur l’emploi et la gestion du temps. Le travail provoqua un sentiment d’aliénation, de perte d’identité chez cette population. L’exil ne fût pas un drame pour les Hmongs puisqu’ils n’avaient pas tout perdu . En effet, de nouvelles relations inter et intra-ethniques avec d’autres asiatiques se sont crées. |
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2
- Une communauté en quête d'insertion Les effets
de l'exil - Les problèmes et les attentes déçus :
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Aujourd'hui
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- Les politiques d'intégration mises en œuvre par Rennes. Cette dispersion ne signifie pas un isolement, bien au contraire, une sociabilité dense réunit les familles Lao. Des sous-groupes se sont constitués par affinités et donnent lieu à échanges de services, invitations, fêtes familiales, aide pour la recherche d’emploi ou soutien moral ainsi qu’à l’organisation des soirées, de cérémonies religieuses. Ces relations sont relayées à l’échelon de la collectivité toute entière par une association qui parvient à remplir plusieurs objectifs complémentaires : organiser tant bien que mal le culte bouddhique au temple local (vat), organiser des fêtes laïques et religieuses auxquelles sont conviés des Lao d’autres régions mais aussi de nombreux Français ( pique-niques, fête du Nouvel An, tournois sportifs, etc…), favoriser l’expression artistique lao avec un groupe de musique traditionnelle et une troupe de jeunes danseuses, assurer un service social et d’aide administrative destiné notamment aux familles les plus démunies et aux personnes trop âgées pour trouver un emploi, assurer la représentation de la collectivité auprès des instances et élites politiques ou administratives locales, etc…Cette complétude des activités et des fonctions de l’association, couplée à une vie relationnelle riche entre familles, ne signifie pas que la collectivité lao offre le visage parfaitement paisible et lisse d’une « communauté » cohésive et homogène. Ce sont, bien sûr, les plus compétents en Français et les mieux lotis sur le plan professionnel qui prennent en main les activités. Des conflits existent également et, loin de freiner l’adaptation au changement, témoignent du dynamisme collectif : on discute de l’avenir des enfants ,de l’attitude à adopter à l’égard des français, de ce qui fait la spécificité de l’identité Lao, des attitudes et valeurs collectivement acceptables. Mais il s’est formé une dynamique collective qui échappe en bonne partie à la reproduction des anciens rapports hiérarchiques entre une élite souvent corrompue de haut fonctionnaires et le reste de la population. Ce sont les classes moyennes qui ont, dans la migration, en quelque sorte pris le pouvoir au sein de la collectivité ethnique. La constitution de ce groupe et la solidarité entre ses membres ne s’expliquent pas, ou pas seulement, par une tradition culturelle propre. Le contexte breton et rennais y concours aussi pour une bonne part . Ainsi dans cette ville qui ne compte qu’un peu plus de 4% d’étrangers, le catholicisme social influançant de longue date les pouvoirs de centre-droit, aboutit à un climat social assez propice à l'expression de la diversité. Les tours H.L.M qu'habitent les lao aux côtés de nombreux autres, ne génèrent pas, comme ailleurs, des problèmes de voisinage. Les équipements de proximité dans les quartiers et surtout la politique sociale de la municipalité favorisent, si ce n'est le brassage de la population, au moins une certaine coexistence entre les divers milieux sociaux et culturels. On ne peut toujours parler d'esprit de tolérance mais au moins d'une placide indifférence de la population à l'égard des autres. Dans ce contexte, les lao ont pu obtenir de la municipalité un local pour y aménager une pagode bouddhique. |
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Annexes Réponses à
un questionnaire remis à une famille immigrée d'Indochine
: La migration
: Et actuellement
: Vocabulaire - Groupe ethnique:
Groupe humain qui possède une stucture familiale, économique et sociale
homogène et dont l'unité repose sur une communauté de langue et de culture.
Ressources documentaires, contacts - Cédérom : encyclopédie
Encarta |
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Les
TPE en classe de Première ES2 au lycée Ile de France de
Rennes
2000 - 2001 - Marie S. et Claire Le G. |
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Dernière mise
à jour le : 22-05-2001
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