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Sommaire
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- Les dynamiques : une histoire du jumelage en France et à Rennes
Rennes
a une tradition ancienne de relations internationales : |
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- La politique du 1/1000ème en faveur du Tiers-Monde
Historique et principes fondateurs : La politique de la ville, en gestation depuis 1983, a été formalisée en 1985 dans l'esprit des assises régionales "Survie et Développement" qui s'étaient tenues en février 85 à Pontivy. Il s'agissait de marquer la volonté rennaise d'une solidarité active en faveur des pays les plus défavorisés, en s'appuyant sur une démarche associative et populaire. Cette décision rejoignait les préoccupations d'autres collectivités locales : le Conseil Général s'était engagé en 1984 dans une coopération de développement avec la région de Mopti au Mali, portée par l'association Ille-et-Vilaine Mopti. Et en Mai 1995 le Conseil Régional décidait d'affecter 1/1000ème de son budget en faveur du Tiers-Monde, par subvention à des projets d'ONG bretonnes, et avec pour champ prioritaire, l'Afrique francophone. Les principes énoncés pour mettre en œuvre cette politique rennaise étaient les suivants : une démarche populaire, qui mobilise les citoyens, en fonction de leurs disponibilités en temps et en argent ; une démarche associative, en recherchant le concours des associations et ONG, à Rennes et dans les pays bénéficiaires ; une démarche préférentielle décentralisée, en faveur du plateau Dogon ; une démarche diversifiée (car il n'existe pas une mais des solutions au problème du sous- développement) n'excluant pas l'aide alimentaire d'urgence mais privilégiant les actions de développement intégré ; une démarche coordonnée ( avec autres collectivités locales et ONG, et s'inscrivant en cohérence avec initiatives gouvernementales et européennes ) Enfin, la ville de Rennes décidait d'inscrire cette politique dans la durée, en se donnant l'objectif d'une contribution rennaise à hauteur de 1/1000ème du budget de fonctionnement. Bilan de fonctionnement 1985-1995 Ce 1/1000e a été réparti en six postes : 1) Soutien au fonctionnement des associations tiers-mondistes. Il témoigne de la volonté municipale de soutenir des associations dans leur rôle de réflexion, d'information, et de mobilisation des rennais, complément indispensable des actions(15 à 20 % des fonds en moyenne). 2) Financement de projets sur le plateau Dogon au Mali : avec plus de 50 % des montants annuels, c'est la concrétisation d'une démarche préférentielle décentralisée, privilégiant des projets de développement intégrés (associant les volets eau, santé, éducation, agriculture, artisanat, désenclavement) sans exclure des actions humanitaires puisqu'une aide humanitaire a été apportée à 3 reprises (1987, 1989 et 1995). Cette démarche repose, à Rennes et au Mali, sur des structures associatives, et est coordonnée dans son champ géographique avec l'action départementale (Association Ille-et-Vilaine Mopti) 3) Subventions aux projets d'associations rennaises sur proposition de l'OSCR (10 à 16% du 1/1000ème ) : là encore, il s'agit d'une démarche associative (à Rennes et dans les pays considérés), pourtant sur des actions de développement. Le champs géographique d'intervention a majoritairement concerné les pays les plus défavorisés (Afrique Noire ou sahélienne : 33% Amérique, Amérique Latine : 23%, Continent Indien : 19.2%, Indochine : 14%, sur des thématiques: santé, développement agricole, insertion, culture et démocratie 4) Soutien à des projets ayant fait l'objet d'un engagement particulier de la ville de Rennes : - en faveur de San Paolo : le projet central (auto construction assistée de logements par et pour une population défavorisée) a été accompagnée d'une coopération municipale au profit de la nouvelle équipe municipale progressiste de Sao Polo et son district. De 1989 à 1991, il a représenté environ 10% du 1/1000ème . - en faveur de Hué : l'engagement sur cette ville résulte des sollicitations de divers associations ou acteurs rennais y menant déjà des coopérations. Le projet central (relogement des sampaniers), actuellement porté par une association et en cours de réexamen, a été accompagnée d'une coopération municipale ponctuelle (au total, 2 à 8 % du 1/1000ème entre 1992 et 1994). 5) Projets divers : cette "réserve" ( moins de 7 %, sauf pour répondre à deux urgences : famine en Ethiopie en 1985 et situation au Rwanda en 1994) a été utilisé pour faire face à des situations de crise, d'urgence ou de guerre, pour le soutien à des manifestations ponctuelles de sensibilisation ou pour divers petits projets ne rentrant pas dans les critères ou les délais de la procédure OSCR. Réflexions Il y a une trentaine d’années, la ville de Rennes était une des seules dans ces démarches et a été rejointe par différentes villes de Bretagne ainsi que par le Conseil Régional et le Conseil Général. Fin 2000, le Conseil Régional a fait une sélection de projets de plusieurs pays. Les projets sélectionnés par la MIR concernent essentiellement les pays de la liste du Conseil Régional parce qu’il y a un effort de la ville de Rennes pour travailler en harmonie avec le Conseil Régional. IL y a donc un jeu politique qui se coiffe d’une plus grande efficacité sur le terrain. Mais nous pouvons nous interroger sur les critères de sélection ainsi que sur la répartition des budgets. Pourquoi existe t-il des démarches préférentielles ? Par quoi sont-elles justifiées ? La transparence ne nous a pas paru toujours suffisante de ce point de vue. |
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4 - Exemples de politiques
municipales de coopération :
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La Ville de Rennes
est jumelée avec la Ville de Brno, en République tchèque, depuis 1965.
Avant 1990, ce jumelage se concrétisait essentiellement par des échanges
culturels et sportifs. Au lendemain de la "Révolution de velours", la
nouvelle équipe municipale de Brno, confrontée aux responsabilités entraînées
par sa démocratisation, la décentralisation et le retour à une économie
de marché, a sollicité la Ville de Rennes pour une coopération technique
municipale. En 1990, un accord général, signé par les maires de Brno et
de Rennes, attestait de la volonté d'engager une coopération dans différents
domaines, notamment la gestion urbaine et l'environnement, entre les deux
villes. Le jumelage Rennes - Brno constitue un exemple par la diversité
et la qualité des relations qui se sont tissées entre les deux villes
depuis sa création, tant en ce qui concerne les échanges entre citoyens
qu'en matière de coopération municipale.
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b) Avec Hué,
au Vietnam
La Ville de Rennes
est entrée en relation avec la Ville de Hué dés 1992, sur proposition
de l'association Bretagne - Vietnam . Au
moment où le Vietnam, pays francophone à l'égard duquel la France a des
responsabilités particulières, s'engageait dans une politique d'ouverture,
il lui semblait important que des villes françaises s'impliquent dans
une coopération avec leurs homologues vietnamiennes. Par ailleurs, la
présence à Rennes d'une association très dynamique, pouvant porter des
projets et disposant d'un relais permanent à Hué, constituait un atout
majeur.
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Sites sur le Web : - Histoire des jumelages (un site
de France Telecom) : www.cyberatous.com/jumelage/texte/vous%20avez%20dit%20jumelage.htm
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Les TPE
en classe de Première ES2 au lycée Ile de France de Rennes
2000 - 2001 - Lisa O. et Sandra P. |
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Dernière
mise à jour le : 19-06-2001
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