Le groupe PSA : une stratégie entre campagnes et ville, entre espace régional et espace mondial.
 

Sommaire

1- Citroën implantée à Rennes : pourquoi et comment ?
2 - L'emploi et l'entreprise





Introduction

En 1961, l'entreprise d'André Citroën s’implante à Chartres de Bretagne au Lieu dit La Janais. D’une part nous donnerons les explications de ce choix stratégique, puis les objectifs, les répercussions sur la vie économique du bassin d’emploi Rennais et l’impact de l’usine sur les villes environnantes. D’autre part nous étudierons la provenance de la main d’œuvre et sa qualifications. Enfin nous metrons en relation l’usine à une ville.

1 - Citroën implantée à Rennes : pourquoi et comment ?

Pourquoi Citroën a-t-elle choisi Rennes ?

Tout d’abord le site de la Janais situé dans la commune de Chartres de Bretagne devait répondre aux exigences géographiques de Citroën :
- D’un aéroport pour le déplacement de personne de l’usine et l’acheminement de pièces
- De la proximité d’une voie ferrée pour l’expédition des véhicules vers les points de vente
- D’un axe routier pour les camions

Ensuite, de nombreux avantages( économique, au point de vue de la main-d’œuvre calme et compétente) sont offerts à l’entreprise pour son installation en Bretagne, tout ceci se passe durant les lois de décentralisation de l’Etat pour les entreprises (années 60 et 82). A la fin des années 50, les membres du comité d’ études et de liaison des interêts bretons (CELIB) ont reussi à convaincre le PDG, puis le conseil d’administration de Citroën. De plus Citroën avait à sa disposition, en Bretagne, une main d’œuvre immédiatement disponible sur place, dû à l’exode rural vers les grandes villes et les grandes usines de la capitale, on pouvait peut-être arrêter l’émigration des bretons vers Paris. Enfin le trajet Rennes - Paris est assez court par rapport au trajet Paris- Bordeaux. De plus les manutentionnaires bretons étant moins chères qu’ailleurs le trajet Rennes-Paris influait moins. Le PDG, Pierre Bercot, ayant des racines Bretonnes, n’était pas indiférent au retard de développement d’une région qui lui était chère. Cette implantation permettrait peut-être aux bretons de changer la mauvaise image qu’ils avaient de leur pays.

Quelles productions ?
De nos jours, les objectifs de l’usine sont la production de véhicules de moyenne gamme (Xantia et 406) et haut de gamme (XM et 607). Ils sont destinés à la vente au niveau du territoire Français mais également au niveau mondial. En 1998, le nombre total de véhicules sorti de l’usine La Janais était de 289 465. En une journée aux alentours de 1500 automobiles sont donc produites à Rennes et PSA espère en produire 1800 en 2003, car à cette date La Janais produira en plus du moyen et haute gamme de Citroën celui de Peugeot.

Quelle répercussions sur la vie économique du bassin d’emploi Rennais ?
Le site de production assure le transport de son personnel par l’intermédiaire de dix sociétés privées d’autocars. En moyenne 3000 personnes sont transportées chaque jour autour du site de la Janais, par 70 lignes de cars, en passant par Dinan , Plöermel, Redon. La Janais emploie 10000 personnes (employés Citroën, sécurité, entretient du site…) directement dans son enceinte dont la moyenne d'âge est de trente ans. La Janais estime qu'elle fait vivre par le biais de tous ses employés directs et indirects environ 100000 personnes. Toutes les entreprises de sous-traitances sont situés dans un rayon de 200 km, dans la région Bretagne tout comme les Pays de la Loire. On peut trouver parmi ces usines de sous-traitance Michelin,à Vannes, Barre-Thomas (entreprise de métallurgie) et Siemens.


Quel impact de l'usine sur les villes environnantes ?
L'implantation de l'usine a eu beaucoup de conséquences sur le développement de l'agglomération rennaise, en effet dans les petits villages alentours de l'usine la majeure partie des personnes actives sont employés dans l'usine (Bruz, Chavagne, St Jacques de la Lande…). Les impôts locaux (taxe professionnelle) sont, dans les communes où Citroën est implantée, beaucoup moins importants que dans les autres villes environnantes du fait d'un grand apport financier des usines. Du fait d'une réduction du prix des automobiles de la marque pour les ouvriers de l'usine, ceux-ci peuvent consacrer leur budget à d'autres consommations.


Le gigantisme d'une usine
L’usine de Citroën impressionne par son gigantismes qui s’explique mieux via des chiffres que via de longues phrases. L’usine en chiffres c'est : 240 hectares dont 65 de surfaces couvertes - 20 Km de pistes et de routes - 25 Km de voies ferrées - 4 restaurants - un service médical comprenant au moins 1 médécin et 17 infirmières - une caserne de pompiers - des entreprises de nettoyage extérieur et intérieur. Mais l'usine propose aussi divers activités sportives, culturelles et de loisirs répartis dans 27 sections. On peut aussi rappeler que l’usine consomme autant de besions énergétiques que la ville de Saint-Malo.

 


2 - L'emploi et l'entreprise.

D'où provenait la main d'œuvre et quelles étaient ses caractéristiques ?
A ses débuts la main d'œuvre de la Janais était essentiellement rurale, tout d'abord elle provint des campagnes proches de Rennes mais au bout d'un an il fallut élargir le cercle de recrutement à 80 km de la métropole Rennais, de Ploërmel à St Malo, a cause du départ de près d'un tiers des effectifs au bout d'un an. En prenant un exemple : sur les chantiers de l'atlantique à St Nazaire, un réseau de bus est immédiatement mis en place pour transporter les ouvriers vers Rennes. La région Bretagne est encore à l'époque particulièrement rurale et peu industrialisée. L'arrivée de cette entreprise dans la région permit aux paysans qui vivaient au rythme des récoltes, de s'embaucher à Citroën, en perspective d'avoir un salaire fixe et de garder un emploi stable. De plus ce travail étant moins éprouvant que le travail agricole, les ouvriers pouvaient ainsi en rentrant chez eux effectuer des travaux à la ferme. L'inconvénient majeur du fait de l'origine rurale de cette main-d'œuvre est qu'elle n'était pas qualifiée

b) Quel est le niveau d’études, la manière de recruter et la répartition des salariés dans l’usine aujourd’hui ?

La qualification des salariés va de CAP jusqu'au BTS en passant par le BEP, le BAC PRO et les BACs généraux et technologiques selon la position plus ou moins élevée et le degré de responsabilité de l’ouvrier de l’usine.

Le recrutement s’effectue auprès des jeunes dès la fin de leur cycle d’études ou lors d’un stage effectué dans le cadre de leur formation scolaire. Les ouvriers sont également recrutés dans les sociétés d’intérim. Les ouvriers de l’entreprise peuvent être classés dans deux catégories les C.D.I et les C.D.D. Les C.D.I. constituent l’effectif de base de l’usine, les C.D.D sont utilisés en période de forte production leurs durée vont généralement de 3 à 6 mois. A noter qu’un quart des nouveaux salariés sont des « gens confirmés » et que 1 ouvrier sur 3 est une femme.



Sources d'information :

Quotidien et revue
- Ouest France du lundi 12 mars 2001
- Revue Ar Men : numéro 119 - http://www.armen.net

Sitographie
- Site internet de PSA : http://www.psa.fr/sommaire.html Rennes La Janais : http://www.psa.fr/carte/rennes_la_janais.html
- Présentation de l'usine par le journal Ouest-France :
http://www.ouest-france.com/reussiralouest/fiches/Industrie/01982316.htm

- Dans le cadre d'un dossier du quotidien Libération consacré à Rennes : http://www.liberation.fr/villes/rennes/index.html
les intérimaires dans l'entreprise : http://www.liberation.fr/villes/rennes/citroen.html

Contact

- Informations recueillies, sur le site de l'usine, auprès de M. Besançon, Directeur du recrutement de Citroën La Janais.


 
Les TPE en classe de Première ES2 au lycée Ile de France de Rennes
2000 - 2001 - Bertrand J. et Anthony M.
Dernière mise à jour le : 4-06-2001