Belle de Vilaine
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Sur ce petit bateau peu protégé d'à peine dix mètres, l'équipage armait à la pêche au thon blanc ou germon à partir du mois de mai. Il fallait le rechercher dans le golfe de Gascogne, depuis le large du Cap Finistère en Galice au mois de juin, jusqu'au sud-ouest de l'Irlande en octobre. Au menu : houle, calmes et coups de vents, pain vite rassis et moisi, sardines et lard, soupe et patates, eau, cidre ou mauvais vin rouge, pour une quinzaine de longues journées de pêche, trempés par les vagues ou desséchés par le soleil, transis par l'humidité, les mains crevassés par les lignes de pêche. On ne rentrait, bien sûr, que lorsque les thons s'alignaient sur plusieurs rangs, pendus au dessus du pont, vidés et les ouïes découpées, en espérant que les baches les aient suffisament protégés de l'humidité nocturne pour rapporter quelques sous à la maison. A partir de la mi-octobre, on armait la chaloupe pour la pêche à la drague, avec un chalut à perche, sur la côte bretonne et vendéenne. On y pêchait, entre autres poissons de fond, la raie, le rouget et la sole... |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Le chalut à perche :
Le chalut, dit bourse ou "ar sac'h drag" en breton, lesté par deux pierres et de la chaîne, est maintenu ouvert comme une chaussette en filet par deux bâtons verticaux, ou "sparl", des flotteurs en lièges et la longue perche de 6 mètres environ.
Il est tiré par la chaloupe sous voiles sur les fonds sablo-vaseux, au bout d'une patte d'oie en cordage d'une cinquantaine de brasses, soit environ 80 m.

L'Homme et la mer / la pêche 06, livret de l'expo réalisée à l'école en 3e partie du tryptique Environnement littoral et milieu marin de Billiers / Vilaine, Action d'ouverture Educative 93/94, textes, photos sauf nocturnes, et transfert informatique 96/97 élèves.