Le dromadaire blatère, l'enfant balbutie et l'enseignant radote ...
journal de bord BDH sur Net
suivi de la mise en place d'un accès Internet à l'école Théodore Monod de Billiers
décennie 1985-1995
printemps 1996
1er janvier 1997
15 février 1997
26-28 mars 1997
20 février - 28 mai 1997
au 15 novembre 1998
Petite illustration des coûts, des modalités choisies et des événements subis lors de notre expérience à l'intention de ceux qui souhaiteraient se lancer et auront la sagesse de n'y point voir modèle, ce que nous rejetons par avance...
décennie 1985-1995 L'école, sur la base d'un projet pédagogique d'ouverture fonctionnelle et d'adaptation à sa structure et à l'hétérogénéité de son recrutement, investit progressivement l'outil informatique et les autres technologies dites modernes de l'information et de la communication.
Dans ce cadre, chacun des financements de projets spécifiques successifs comporte une part d'investissement en matériel qui permet de doter progressivement chaque classe d'un minimum de matériel informatique permettant à chaque enfant un usage en pédagogie différenciée contractuelle, quotidien.
Parallèlement, le groupe d'enseignants BDH se constitue, les travaux menés par chacun (pédagogie individualisée, actions d'ouverture fonctionnelle et développement d'outils adaptés) ayant amené un rapprochement des écoles qui développeront ainsi des actions de communication privilégiées au niveau des élèves, jusqu'à se lier en réseau d'écoles littorales officieux.
A la rentrée de septembre 1995, l'école dispose d'un Mac 6300 ( autres écoles Mac 5200), apte à assurer éventuellement une liaison Internet bien qu'il soit déjà largement surchargé comme le Performa 400 et les deux "vieux" Mac Classic par l'utilisation en pédagogie individualisée, en PAO communication / journal de l'école et en production de piles hypercard ressources documentaires multimédia sur l'environnement de l'école (en sus du Mac personnel).
Dans les rencontres BDH, un souhait commun, ouvrir à terme un site Internet renforçant la communication inter-écoles et son élargissement en mettant à disposition de tous les ressources développées localement (cf. Projet RBE et projets d'écoles).
printemps 1996 La mise en place du système de connexion en tarif téléphonique local via Kiosque micro nous permet d'envisager de lancer le projet et nous participons à l'appel à projets rectoral du Réseau Bretagne Ecoles. (cf. projet RBE)
rentrée 1996 Le projet BDH sur NET étant retenu, il est officialisé auprès de nos partenaires locaux : municipalité et parents, tandis qu'un dossier de partenariat "Doceo pueros" est déposé auprès de la société Apple France, proposant la mise à disposition gracieuse de ressources multimédia développées par l'école en échange d'un soutien matériel (1 machine / école) évitant de retirer au temps d'utilisation contractuelle individualisée l'usage en gestion Internet du Mac 6300.
Autre point fondamental, ce projet ne devra pas entraîner de frais supplémentaires pour la collectivité locale qui subventionne déjà globalement sa part des actions de l'école.
1er janvier 1997 Après des vacances studieuses consacrées à la découverte expérimentale du langage html --préalable indispensable, bon pour les neurones des vieux enseignants quelque peu séniles...--, aidée par la pratique ancienne du langage Hypercard, la transparence des scripts des pages sur Internet et la simplicité de Claris Home Page, le projet entre dans sa phase active avec la découverte progressive d'Internet en classe et la mise sur pied avec les élèves du site école expérimental chez Mygale qui nous accueille gracieusement.
Faute de soutien Apple toujours espéré et en l'attente de la mise en place des infrastuctures RBE au rectorat, les moyens utilisés seront ceux déjà présents à l'école, auxquels s'ajouteront --pour un temps limité ?-- le matériel personnel de l'enseignant, l'usage de sa connexion privée, et l'hébergement en site expérimental gratuit chez Mygale.org :
soit Mac 6300 (24 Mo, modem 14400) école -- valeur actuelle neuf 6000 F TTC-- et Mac portable 1400cs perso(20 Mo, modem 14400) + scanner 3 passes avec Photoshop et Omnipage, Claris Home Page et ClarisWorks. soit, pour une école non équipée, un coût total minimal (1 seul Mac) d'équipement inférieur à 10 000 F. --pour un équipement multimédia utilisable d'autre part en documentation et pédagogie différenciée.--
15 février 1997 Un premier pas est franchi, illustré par l'existence d'un site-école consultable et offrant un certain nombre de ressources enfants et adultes, géré conjointement par les élèves --responsables à 99 % de leur domaine "Le Poisson"-- et l'enseignant.
L'apport en est illustré par un article paru dans le journal d'école "Le Poisson" qui assure là-aussi son rôle de communication --tranquillisation ?-- auprès de l'environnement de l'école :
" ACTUALITE Internet Depuis janvier 1997, nous utilisons Internet en classe. C'est un réseau par téléphone qui relie notre ordinateur à plein d'autres ordinateurs dans le monde.
Quand nous travaillons en éveil, il nous faut des documents. Nous avons les livres de bibliothèque, certaines émissions de la télévision, les encyclopédies sur les ordinateurs. Mais quelquefois, il n'y a pas le document que l'on souhaite. Alors, on regarde sur Internet.
Par exemple, nous avons pu visiter le site de la bibliothèque nationale de France pour trouver des enluminures, des dessins du Moyen-Age, pour commencer notre étude historique.
Messieurs Halle et Bope, des astronomes américains, nous ont raconté la comète qu'ils ont découverte. Elle n'est pas dans les livres parce qu'elle contourne le Soleil maintenant. Vous pouvez essayer de la voir, en regardant le ciel vers l'est.... C'était plus facile pour commencer à comprendre le système solaire.Nous avons, nous aussi, un site sur Internet. N'importe qui dans le monde peut lire les extraits les plus intéressants du journal en cours, consulter nos grands dossiers sur la bataille des Cardinaux ou Billiers et les moules margaritifères ... Pendant l'atelier du midi, les volontaires scannent, corrigent et préparent les photos et les textes de nos expositions scientifiques sur l'environnement littoral et marin.
Comme ça, notre travail pourra servir à d'autres. Les enseignants peuvent aussi savoir comment fonctionne l'école, charger ses outils et utiliser ses ressources, par exemple l'Espace Monod, qui illustre tout ce que nous savons sur Théodore Monod.
Enfin, en visitant les sites d'autres écoles (collège des tamarins à La Réunion, écoles du pays du Roi Morvan, ...) et en recevant les messages de ceux qui ont visité le nôtre, nous pouvons communiquer avec de nouvelles écoles de tous les continents, de Damgan à San Francisco.
Evidemment, nous travaillons toujours avec un crayon et un cahier de brouillon... Quelques précisions complémentaires,
à l'intention des intéressés courageuxInternet à l'école ? Oui, mais avec réflexion... Oui, parce qu'il est important pour l'enfant d'apprendre à l'école à gérer et utiliser correctement, sans les subir, les technologies de son époque;
-parce que ce réseau mondial d'ordinateurs nous ouvre l'accès à des informations et à une documentation inaccessibles : très récentes et de premier niveau (comète de Halle-Bopp), trop éloignées (écoles d'autres continents, bibliothèque nationale...) ou exclusives (manuscrits ou inédits);
-parce qu'il permet à l'enfant à travers un site école, d'échanger de l'information avec d'autres enfants ou adultes, et donc de valoriser et de fonctionnaliser son travail de classe : nos visiteurs ne nous connaissant pas, la qualité de la production doit être supérieure...;
-car le système de messagerie qui en fait partie permet d'échanger facilement du courrier avec une école à l'autre bout du monde (pour un coût limité : 75 c pour l'ensemble des messages);
enfin, parce que tout outil de réinvestissement complémentaire est intéressant :
sous sa forme documentaire, ou en retour de message, l'enfant est en situation de lecture fonctionnelle, motivée et à formes diverses,
pour l'écriture des messages et la transcription des textes du site, ce sont les acquisitions au programme de l'expression écrite et de l'apprentissage de du français en général qui sont engagées en vraie situation de communication,
quant à la documentation que nous offrons sur Billiers, notre environnement ou Théodore Monod, elle nécessite un travail renforcé de chacun dans l'ensemble des disciplines dites d'éveil : Sciences, Histoire, Géographie ...
auquel s'ajoutent la réflexion avec l'enfant face à la nature de l'information médiatisée (éducation civique) et son initiation à un outil technologique.
Mais, Internet n'est qu'un outil de réinvestissement supplémentaire, riche mais froid, et l'on peut craindre de renforcer encore la présence du média écran déjà très présent dans le monde de l'enfant, au détriment du contact humain et de l'intérêt porté par lui au contact direct avec l'autre. On peut craindre aussi de conforter l'éloignement de certains enfants des médias écrits classiques et leur tendance à l'inattention, même s'il faut sans doute plutôt y voir la marque de l'évolution d'une société où les bruits et les images se superposent, où les émissions télévisée s'enchaînent sans contenu et où le rythme effreiné empêche souvent de prendre le temps de se faire entendre.
Notre choix pédagogique, dans l'état actuel des études menées, est donc : de réserver l'usage de cet outil plutôt aux élèves du cycle 3 élargi (CE/CM) pour une utilisation moyenne de l'ordre d'une demi-heure par semaine, en utilisation documentaire et gestion du site "Le Poisson", -- atelier du midi "BCD-production ressources" en sus pour les volontaires --;
d'en équilibrer l'usage vis à vis des autres médias et en particulier de la lecture-écriture papier (livres, documents, journal ou courrier) ou encore de la pratique artistique, en documentation et en communication --plaisir d'un lettre ou d'un paquet...--;
de systématiser la réflexion sur le contenu de l'information et le choix de cet outil ou d'un autre plus approprié.
Ici, comme à la maison devant sa télévision, un enfant actif dans son choix d'émission et attentif au contenu proposé risque moins les effets secondaires abordés plus haut...
-- par ailleurs, la majorité des consultations se fera hors ligne, à partir de sites pré-chargés par l'enseignant en fonction des situations pédagogiques et des thèmes à aborder, l'élève ayant ensuite la possibilité de consulter à son rythme et individuellement ou en duo un ensemble d'informations à sa mesure. --;
enfin, de profiter au maximum des possibilités de liaison entre cet outil et les médias classiques sur papier pour valoriser l'expression écrite, la lecture et la pratique pédagogique active quotidiennes, et la poursuite de la démarche de communication, d'où la définition du site offrant nos ressources pour l'échange, sans retour obligatoire, avec d'autres personnes.
Une conclusion ? celle des enfants : "Evidemment, nous travaillons toujours avec un crayon et un cahier de brouillon..."" Sur demande du rectorat, passage d'un journaliste d'Ouest-France préparant un article sur RBE en région; malgré les risques, au plan local en particulier, de la médiatisation souvent ambigue d'une action d'intégration d'Internet, il sera accueilli en vertu du souhait d'un traitement de l'évolution générale de l'Ecole par articles de fond.
20 février 1997 Après quelques bidouillages classiques en TCP/IP -- gare aux espaces et vive la fenêtre de terminal pour construire un script exact...--, la première connexion via le kiosque rbe du rectorat d'académie est établie --les sites écoles attendant l'accord rectoral pour leur hébergement sur le serveur "ac-rennes.fr"--. La validation de cette liaison devrait permettre l'abandon de l'usage des connexions privées des enseignants.
Premier élément financier en fonctionnement : la facture téléphonique habituelle de l'enseignant a augmenté d'environ 500 F pour le mois de janvier (jusqu'au double pour quelque vieux collègue à la lecture plus approfondie ?) , celle de l'école, comparée avec la facture de l'an passé donnant un surcoût limité à 120 F -- à rapprocher du principe de coût-école minimisé inscrit dans le projet --.
28 mai 1997 Confirmation des coûts -- 100 F / école, 500 F / facture personnelle, pour la facturation bi-mensuelle février-mars 97 --, dans le cadre de la démarche originelle de moindre coût école, avec en corollaire pédagogique le constat, logique en utilisation hors-ligne dominante, d'une limitation de l'usage en documentation par recherche élève autonome ainsi que la relative faiblesse du courrier échangé par les enfants : réaction après visite de site, correspondance collective ou individuelle;
Il est clair que la généralisation de l'usage de l'outil réseau informatique, telle que définie dans les textes officiels récents --cf BO mai 1997-- et sous toutes ses formes : Internet, intranet, documentation et production de type Web, courrier et correspondance/production d'écrit fonctionnel individualisé ..., passe par la connection de chaque établissement, de l'école à l'université, à coût minime -- forfait et haut débit-- et l'aide, individualisée pour une adaptation optimale aux besoins du terrain, à l'équipement des établissements au fur et à mesure de leur processus d'intégration --ce qui pourrait prendre la forme d'une proposition partenariale "Etat-Producteurs" d'une liste de matériels et logiciels à prix préférentiels permettant à chaque établissement de s'équiper conformément à son projet et à sa conjoncture propre --.
La suite logique de cette démarche pourrait être la mise à disposition des établissements émetteurs d'un projet, d'un espace Web académique, banque de données participant au développement du domaine francophone du réseau Internet, hébergeant sans frais supplémentaires leur site Web d'intérêt collectif dans le cadre d'une charte de responsabilité permettant de concilier respect de la loi et principe pédagogique de la gestion vivante du site par les élèves eux-mêmes.
Cette évaluation de 620 F, dont seulement 120 F pour l'école, en l'absence d'un comptage détaillé des communications Internet, de coût d'un 1er mois de mise en place du site (téléchargement d'outils logiciels/"download" et envoi de pages ou fichiers/"upload") et d'exploration de quelques sites ressources documentation ou communication (exploration et capture pour utilisation hors ligne) pour la classe, -- et confirmée pour les 2 mois suivants avec légère hausse perso...-- doit être relue à la lumière des choix tactiques et des éléments conjoncturels imposés :
utilisation maximale des moyens propres des enseignants via téléchargement, préexploration et capture sur ligne personnelle le dimanche ou en nocturne : tarifs bleus et non comptabilisation-école.
connexion via Kiosque Télécom en tarif local mais avec saturation de ligne réduisant le débit à un maximum de 2 Ko/sec rarement atteint , avec une moyenne de 600 octets/sec en consultation du Web --amélioration depuis avril-- , tombant très rapidement à moins de 100 octets/sec pour un téléchargement continu en ftp...--A titre d'exemple, le téléchargement ftp d'un fichier d'1 Mo peut durer dans les mauvais cas, 3 à 4 heures (!), si la connexion ne s'interrompt pas pour saturation.
A réserver impérativement aux heures creuses, juste avant l'aube de préférence... --3 tactiques intéressantes :
tronçonner les gros fichiers à envoyer en éléments réduits et relancer la connexion pour chacun d'eux;
profiter de certains moments creux de la journée, même en plein tarif, pour télécharger, en force (oh!) , un fichier assez limité en taille;
et, bien évidemment, user et abuser des logiciels de capture des sites Web permettant ainsi leur consultation hors-ligne, donc au rythme de l'enfant.
Retour 26-28 mars 1997 Ecran noir sur Mygale : pendant deux jours, les six mille sites hébergés par le serveur Mygale, et parmi eux les sites-écoles BDH sont muets, remplacés par une triste épitaphe "R.I.P." de gueule sur fond d'obscurité muette.
Explication succincte : Mygale, produit de l'imagination d'un étudiant, Fred Cicéra, qui expérimente en grandeur nature les éléments constitutifs de sa maîtrise avec le soutien de l'université Paris VIII, est devenu en quelques mois une énorme araignée velue...
Proposant aux particuliers et aux associations un espace de communication sur Internet, certes limité à 5 Mo mais totalement gratuit et libre dans le respect de la loi, ce serveur représente à cette date 1/5ème des sites français sur le Web.
Victime de son succès, dépassant sans doute le stade expérimental par sa dimension et son caractère libéral même s'il demeure un formidable outil de recherche sociologique et culturel ayant permis aussi à de nombreuses associations, écoles et particuliers d'héberger leur site culturel en l'absence de moyens institutionnels, Mygale dont on considère qu'il ne répond plus à la charte du réseau universitaire RENATER -- nous nous garderons bien sûr de toute prise de position publique --, doit se trouver en urgence un nouveau terrier.
Le 28 mars, la mygale sort de son hibernation, serveur associatif hébergé par HOL, sans, semble-t-il avoir perdu son âme; Havas y gagne une grande fenêtre sur le web français, une belle image de chevalier blanc et quelques bandeaux de pub, le tout pour quelques 500000 F de son budget publicitaire; Mygale reste aujourd'hui un espace d'expression française sur le Web, vivant et bouillonnant, avec ses couleurs constrastées à l'image d'une société humaine..., véritable place publique et parvis de rencontre.
Quelques éléments de réflexion :
la confirmation de la circulation explosive de la communication via le Net : en quelques heures, des dizaines de milliers de personnes prenaient connaissance de l'information et de multiples courriers s'échangeaient afin de trouver une solution positive. En corollaire, l'aspect incontrôlable de ce type de communication, de qualité pour le moins différenciée, et l'absence de barrière de type hiérarchique sauf à supprimer forums et boîtes aux lettres publiques et à se retirer derrière les barrières de l'Intranet.
la difficulté de définir le rôle et la part de chacun (état, entreprise privée et particulier) dans l'émergence de ce nouveau média, et, en particulier dans le cadre de notre vision particulière de membres du service public d'éducation nationale, la problématique posée à l'institution par son intégration à la formation et à la culture, illustrée déjà par les réflexions préliminaires portant sur la connexion systématisée des établissements et la hauteur de celle-ci, l'aide à la communication et à la production de pages culturelles par les écoles via un hébergement institutionnel et leur niveau de contrôle (charte ?) permettant d'en respecter l'intérêt pédagogique par la vie du site et sa remise à jour par les élèves.
enfin, l'aspect "humanisant" de cette crise, qui nous aura amenés, comme beaucoup d'autres sans doute, à nous intéresser de plus près à la structure associative de Mygale, lui apportant en quelque sorte une constitution organique par réflexe de survie... Chapeau Fred, et merci à ceux qui prirent le temps de nous lire, c'était une goutte d'eau à l'océan de l'intérêt public...
Etat des lieux / rentrée 98 et orientations Site web école : l'évaluation portant sur l'action élèves/classe et sur la réalisation du produit est largement positive :
malgré la lenteur de la liaison (14.4 kbps) et le potentiel machine limité (majorité du site développée par les enfants sur le Mac 6300 - utilisé par ailleurs en Enseignement individualisé contractuel -, doublé par Powerbook perso pour le complément adulte voire enfant), le site maddu regroupe aujourd'hui un ensemble ressource documentaire sur leur environnement en multi-disciplinarité, produit par les élèves, et, semble-t-il, validé par les visiteurs (200 à 250 mensuels appelant en moyenne une dizaine de pages - cf page stats) ainsi qu'une fenêtre sur l'école et en particulier leurs extraits du journal d'école choisis par eux-mêmes en fonction de l'intérêt potentiel pour le lecteur inconnu (cf page index).
Bien sûr, élément fondamental, l'ensemble des élèves s'est investi, à des degrés divers et en autonomie plus ou moins forte selon l'enfant et la réalisation, dans cette réalisation, certains se "contentant" de produire leur page/journal et leur page/expo, d'autres, plus "branchés", ayant menés à bien le transfert de dossiers collectifs complets tels que la présentation de Billiers : 11 pages html préparées par un seul enfant de CM1 en atelier péri-scolaire.
Conjointement aux autres actions de même type : journal, expos, dossiers/projet... cette réalisation fonctionnalisant l'étude et l'expression par la réalisation de document valides à l'intention du public, aura participé de l'action motrice et de réinvestissement des acquisitions multi-disciplinaires (voir, par exemple, l'action langagière présentée par la production d'une page/expo sur l'environnement, ou même la récupération d'un texte déjà frappé pour le journal, mais perdu depuis...-ça arrive !-, par logiciel de reconnaissance de caractères impose une relecture orthographique complémentaire; à l'instar de la saisie d'un texte déjà corrigé lors de laquelle la frappe lettre par lettre regard fixé sur le clavier impose à l'élève une nouvelle relecture....) en sus des compétences spécifiques requises (informatique et technologie, mise en page...).
Cette action se poursuivra donc avec le renouvellement des extraits du Poisson, la mise à jour des dossiers et la mise en ligne du projet Climat engagé l'an dernier à partir des recherches effectuées localement et élargi cette année par la participation, via Internet, d'établissements correspondants situés sur différents continents. Si les moyens en sont rassemblés, une deuxième machine au potentiel de production égal ou supérieur (PowerMac) permettrait le développement de cet atelier tout en respectant l'usage conjoint en péda différenciée.
petite note souriante :-) à propos du courrier suscité par le site :
Si la plupart des courriers adressés par nos visiteurs sont appréciés car intéressants (à l'exception des pubs plus ou moins déguisées), le grand nombre de courrier en provenance d'étudiants ou de personnes menant une recherche sur ce média m'amène à un constat souriant, bien que parfois pesant : en moult occasions, les réponses aux questions posées se trouvaient exposées dans les pages adultes du site lui-même... à croire que ceux qui s'intéressent au web sont les derniers à s'en servir (voir l'origine des fameuses FAQ - ou réponses aux questions les plus souvent posées - pas toujours lues...%-)
L'échange de courrier par Email : lui aussi très satisfaisant par l'élargissement des contacts offerts et la rapidité de transmission, il a complété, et non remplacé, les échanges épistolaires et par fax ou journal, antérieurs.
Les échanges pré-existants entre enfants se sont poursuivis ou enrichis (réseau BDH, Argentine, San Francisco...) et d'autres s'y sont ajoutés, correspondance réguliere (Suisse, Canada) ou ponctuelle, souvent à la suite d'une visite du site école.
Fort logiquement, si la facilité du média et son échelle planétaire élargit le potentiel de communication, il n'en enrichit pas forcément le contenu... et ne modifie guère la problématique de l'échange individuelle : il faut bien un sujet commun pour communiquer, qu'il soit spontané ou découlant d'un projet, et une motivation réciproque, faute de quoi l'échange ne se développe pas et agonise, noyé qui plus est parfois par les multiples sollicitations. Cette situation vérifiée par un essai de relation individuelle systématique avec les enfants d'une classe correspondante nous ramène à notre choix de départ : correspondance collective de groupes par échange sur projet, doublée pour les enfants qui le souhaitent (choix exprimé dans la page de présentation) par un échange individuel le plus souvent induit par la réaction d'un enfant visiteur, en profitant de l'internationalisation du Web.
Du côté adulte bien entendu, l'échange par Email a fortement élargi l'éventail des contacts et la richesse des thèmes abordés avec par exemple la découverte sur liste de diffusion du projet S'Cool, de la NASA, qui a pu être intégré au projet Climat engagé à l'école cette année.
Précisons pourtant que si ces techniques de communication ont d'ores et déjà pris pour nous et l'école une place de choix (avec un bémol pour le chat/enfants difficile à gérer : connexion simultanée délicate et développement complexe de deux conversations croisées...), il reste que l'arrivée d'un beau paquet apporté par le facteur, bien ficelé et couvert de timbres exotiques, cachant au plus profond La Surprise attendue, garde une part de magie que l'échange électronique n'atteindra pas, en particulier pour les plus jeunes enfants.
Cueillette sur le Web : "Peut largement mieux faire"... Malgré des exemples clairs du potentiel de l'outil :
- Etude comparée des climats désertiques et sub-polaires et de leurs conséquences sur le milieu, à partir d'un reportage télévisé et d'un débat oral > compte-rendu écrit individuel par les élèves > 3 écritures proposées pour le conophyton (c'est une petite plante de là-bas...:-) > vérification : dico, encyclopédie/Cd Rom, BCD / guides spécialisés et livres de Théodore Monod : RIEN ! > requête sur le Web francophone : Rien > requête internationale : Gagné > correction écriture : conophyton > étude éthymologique en parallèle > élargissement via sites (cf carnet) sur le grand conophyton et ses alter-ego, premiers éléments de peuplement végétal de l'océan originel, et réinvestissement des acquis portant sur la préhistoire, la formation de la Terre et le développement de la vie, et les fossiles...
- Echanges et recherche documentaire dans le cadre de notre projet Climat : sites météo, site NASA (projet S'Cool), sites écoles...
- Découverte d'autres écoles, d'autres lieux, complément d'information en vue et/ou dans la cadre d'une démarche d'étude et d'apprentissage...
et tout en gardant à l'esprit le principe de complémentarité avec les autres médias d'acculturation (c'est beau, un livre en papier... et ça s'ouvre rapidement si la BCD est dans la classe ou à proximité !), trois points ont rendu l'usage du Web, en démarche de recherche d'info, quelque peu fragmentaire :
- l'inadaptation des systèmes de recherche (moteurs et annuaires) à l'utilisation autonome par l'élève : adjoindre (et non substituer) aux systèmes généralistes un ou plusieurs moteurs simples, sans connotation commerciale, portant sur des ressources validées semblerait intéressants (les démarches individuelles ou officielles sont multiples, mais n'ont pas à ma connaissance encore abouti)
- le problème du coût de connexion : les réactions des élus, des parents et du public lors de l'opération portes-ouvertes et des réunions organisées à l'école montrent que notre choix de départ d'utilisation d'Internet, outil encore peu connu voire décrié jusqu'alors, à coût minime et à moyens constants, a permis que l'idée de son intégration à l'enseignement fasse son chemin.
Sans modifier la position de l'outil Internet dans le schéma des ressources documentaires utilisées à l'école, il apparaît pourtant nécessaire de pouvoir l'utiliser plus souvent directement en ligne et en classe même, plutôt que d'abuser des aspirations de sites, valables page à page mais souvent ingérables sur plusieurs niveaux (liens hors site...etc, ce qui n'est pas plus mal ! car est-ce bien moral, voire légal ? ... sans compter le temps perdu et la facture perso %-).
Les forfaits telecom sont à l'étude : Qui propose 1 heure par jour pour 2 000 F ?
- le nombre des postes d'accès simultané : en cours d'année, un vilain Petit Canard soldé est venu renforcer le pauvre PowerMac tout essouflé de devoir se connecter sur le Web tout en assurant sa part du travail en péda individualisée, amenant le schéma d'utilisation suivant :
PowerMac : réalisation site - école / gestion Email / liaison Web en ligne ponctuelle + hors ligne par aspirateur et logiciel lecture-cache
PC basique : liaison en ligne documentation autonome (+ participation mineure à la péda différenciée assurés sur Macs plus ou moins vénérables... : ELSA logiciel lecture et traitement de texte, ainsi qu'atelier CD-Rom autonome)*
Dans le cadre des projets de cette année, un deuxième PC %-( c'est moins cher...) permettra de doubler les postes d'accès simultané (liaison réseau sur la même ligne RTC 28.8 à 56 Kbps selon évolution accès RBE) et aidera à dégager les Macs de ces taches* basiques.
à suivre ... boîte aux lettres "petit coordonnier" BDH: <0560233Z@ac-rennes.fr> Retour Sommaire